Lancement du Projet SGBV PARSS-MINGEFAE-UNFPA

Le   Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant avec l’appui de la Banque Mondiale/ UCP-PARSS et  en collaboration avec UNFPA  a organisé la cérémonie officielle de lancement du projet de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le Genre ce vendredi 8 novembre 2013.

Début du Projet: Novembre 2013

Fin du Projet : mai 2014

But du projet : Contribuer à la prévention des violences sexuelles et basées sur le genre,  répondre aux besoins des survivantes et renforcer la résilience communautaire dans cinq provinces : Kinshasa, Equateur, Maniema, Katanga et Bandundu.

Contexte du projet

 Malgré la recrudescence des violences dans l’Est du pays, particulièrement au Nord-Kivu, l’afflux des refugiés centrafricains à l’Equateur et l’activisme de quelques groupes Mai-mai au Maniema et au Katanga, la situation reste relativement calme dans les zones ciblées par le projet. Toutefois, les violences sexuelles demeurent une problématique majeure dans toutes ces provinces. En effet, des décennies de conflit ont eu des répercussions profondes sur la société, perturbé les communautés, et provoqué des mouvements de populations. Des enfants grandissent dans un environnement violent, tandis que l’impunité et l’effondrement ou l’inefficacité des mécanismes sociaux et institutionnels accroissent la vulnérabilité des communautés. Ceci a transformé les relations sociales, tant sur le plan communautaire que sur celui de la perception de l’autorité publique, devenant simultanément une cause et une conséquence de conflit. En outre, ceci a fait naître des comportements discriminatoires envers les femmes et les filles, qui sont les survivantes les plus ciblées de la VSBG en RDC, aussi bien pendant le conflit qu’en phase post-conflit (cas de l’Equateur et du Maniema).

 Par contre au Bandundu, Kasaï Occidental et Bas-Congo, on note un afflux d’expulsés d’Angola parmi lesquels les survivantes et survivants des violences de tous genres. Il y a lieu de signaler également les taux élevés de mariages précoces dans ces provinces.

Justification du projet

1. La problématique des violences sexuelles et basées sur le genre constitue une priorité pour le gouvernement, exprimée dans le DSCRP II et pour les Agences des Nations Unies en ligne avec le CAF/UNDAF et la réforme des Nations Unies.

2. Au niveau du Gouvernement, la mise en place des cadres nationaux de coordination des actions de développement et humanitaires en RDC  constitue un environnement favorable pour renforcer la coordination des actions de lute contre les violences sexuelles et son appropriation  par les autorités congolaises.

Le mécanisme mis en place actuellement pour la coordination de la lutte contre les VSBG s’articulent autour de cinq piliers, à l’Est du pays, dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, à savoir :

  1. Lutte contre l'Impunité ;
  2. Prévention et Protection contre les Violences Sexuelles ;
  3. Réforme du Secteur de la Sécurité ;
  4. Assistance multisectorielle ;
  5. Collecte des données et cartographie.

Ce mécanisme est  financé par les fonds STAREC.

Cependant, dans la partie ouest du pays et au Maniema, les activités de lutte contre les VSBG ne bénéficient que d’un appui limité de l’UNFPA dans la collecte des données, laquelle a permis la mise en place de la base des données intégrée nationale. 

Il sied de signaler qu’il reste beaucoup à faire entre autres :

  • appuyer les actions de plaidoyer auprès des leaders d’opinions et des hommes en uniformes pour la protection des femmes ;
  • appuyer le renforcement et/ou la mise en place des unités spéciales de la police pour la protection de la femme et de l’enfant ;
  • appuyer les activités de communication pour le changement de comportement pour la prévention des violences basées sur le genre (VBG) – principalement dans les provinces non en conflit ; procéder à l’autonomisation des milliers des survivantes des violences sexuelles et basées le genre qui ont du jour au lendemain tout perdu du fait de la stigmatisation et de la discrimination.
  • étendre la collecte des données VSBG à tout le pays.
  • mettre en place des réseaux d’hommes engagés dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

C’est pourquoi, ce projet se propose, entre autres, de renforcer les capacités du Gouvernement à tous les niveaux (provincial et national) pour assurer effectivement son leadership et l’appropriation de la coordination des interventions de lutte contre les violences sexuelles en RDC, d’étendre la prise en charge des survivantes des VSBG et la collecte des données dans les zones de santé appuyées par le projet UCP/PARSS (Kinshasa, Equateur, Katanga, Maniema, Bandundu) et de mettre en place des réseaux des hommes pour la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre. . 

Resultats du projet

Produit 1:               D’ici fin juin 2014, les capacités nationales (gouvernement central et provincial) sont renforcées pour assurer la coordination, le suivi et l’évaluation des interventions de lutte contre les violences en RDC, y compris la collecte des données et le partage de l’information ;

Produit 2 :              D’ici fin juin 2014,  les autorités politico administratives, judiciaires, militaires, coutumières et communautaires engagées à soutenir la lutte contre les VS dans les provinces d'intervention ;

Produit 3 :              D’Ici fin juin 2014, la mobilisation sociale, la participation communautaire  et les capacités des hommes sont renforcées pour une implication dans la prévention et les règlements des différends dans le cadre de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre y compris la promotion du statut de la femme.

Produit 4 :             D’ici fin juin 2014, les survivantes de violences sexuelles et basées sur le genre ont accédé à une prise en charge médico sanitaire  de qualité, adaptée à leur situation y compris les fistules vésico –recto vaginales réparées dans les structures médico sanitaires reparties dans les provinces de l’Equateur, Province Orientale, Maniema , Nord et Sud Kivu.

Produit 5 :              D’ici fin août 2014, les survivantes de violences sexuelles ont bénéficié de l'assistance psychosociale et sont appuyées pour une réinsertion socioéconomique dans la communauté.